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Pourquoi 34160 ?

  • 22 avr. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 juil.

Je n'ai pas créé 34160 parce que je connaissais ce territoire. Je l'ai créé pour apprendre à le connaître.
Sylvie Amilien présente le 34160 n1 automne-hiver 2025
Sylvie Amilien présente le 34160 villes & villages n°1 automne-hiver 2025.

Si vous êtes arrivé jusqu'ici, c'est sans doute parce qu'une question vous traverse l'esprit : Pourquoi 34160 ?

Pourquoi un code postal plutôt qu'un nom de rivière, de canton ou de communauté de communes ? Pourquoi un magazine papier, aujourd'hui ? Et pourquoi consacrer autant de temps à raconter des personnes qui, bien souvent, ne font jamais la une des journaux ?

La vérité, c'est que je n'ai pas de grande théorie. Je n'ai pas réuni un comité pour trouver un nom. Je n'ai pas construit une stratégie de marque. Un jour, ce nombre s'est imposé à moi.


34160

Mon code postal. Celui de Beaulieu, où je vis et travaille. Celui de quinze autres communes qui, sans forcément le savoir, partagent déjà quelque chose.

Lorsque j'ai commencé à regarder ce que représentait ce simple numéro, j'ai compris qu'il racontait déjà une histoire. Une histoire de villages et de villes. Une histoire de marchés, de fêtes votives, d'associations, de producteurs, d'artisans, de bénévoles, d'entrepreneurs, de paysages et de patrimoine. Une histoire de gens qui font. C'est sans doute ce qui m'intéresse le plus.


Les gens qui font. Pas forcément ceux dont on parle le plus. Mais ceux qui, chaque jour, construisent discrètement un territoire vivant.

Je suis correspondante de presse depuis 2016. Aussi parmi mes missions de service PAO de mon activité professionnelle indépendante que j'exerce depuis 2010 j'avais la mise en page du Viedourle Magazine, un bimestriel gratuit, qui s'est arrêté fin 2024, ses créateurs prenant leur retraite.

Alors l'idée m'est venu… je l'ai fait. Sans attendre que tout soit parfait. Sans business plan à dix ans. Simplement parce que j'avais envie d'essayer avec l'expérience acquise.

J'ai envie de construire un magazine que l'on garde. Que l'on retrouve quelques mois plus tard dans un salon, chez un voisin ou dans une bibliothèque (le 34160 est référencé à Beaulieu). Un magazine que l'on ouvre à nouveau parce qu'un article nous a plu, pour noter un contact d'artisan ou d'aller découvrir une association.


J'aime cette idée que chaque numéro complète le précédent

Le territoire du 34160 est assez vaste pour nous surprendre. Et lorsque quelque chose me touche, j'ai immédiatement envie de le partager. Parce que je trouve dommage que certaines belles initiatives restent confidentielles. Parce qu'on consomme plus facilement local lorsque l'on sait qui est derrière un atelier, une exploitation, un commerce ou une association.

Au fond, je ne fais rien d'extraordinaire. Je vais à la rencontre des autres. J'écoute.

Je photographie. J'écris. Je mets en page. Je relie des histoires qui, sans cela, ne se seraient peut-être jamais croisées. Et c'est précisément cela qui me plaît.


C'est un média de proximité. Un média qui prend le temps. Un média qui préfère raconter plutôt que commenter.

Je ne sais pas jusqu'où ira cette aventure. J'espère simplement réussir à aller au bout de cette idée un peu folle : seize numéros pour seize communes, avec seize couvertures qui raconteront, chacune à leur manière, une partie du territoire.

Et si un jour ce projet continue sans moi grâce à l'association Les Éditions du 34160, alors je crois que j'aurai réussi ce que j'avais envie de construire.

34160 est né d'une envie, pas d'une stratégie.

L'envie de mieux connaître l'endroit où je vis. L'envie de rencontrer ceux qui le font vivre.

Et surtout... l'envie de donner envie aux autres de le découvrir.


📸 Portrait réalisé par Sophie Jerphagnon, photographe professionnelle et Portraitiste de France 2025, qui s'est prêtée aux question sur le magazine n°0 printemps/été 2025.


34160 n'est pas le média d'une experte qui explique son territoire. C'est le carnet de route d'une habitante qui le découvre avec ses lecteurs.

Merci de lire le 34160, de soutenir l'association qui l'édite "Les éditions du 34160", ou simplement d’être curieux. Je vous donne rendez-vous au fil des saisons…

Sylvie A.

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