Tim Prod
- Sylvie A.

- 19 oct.
- 3 min de lecture
LE REGARD DE TIM PROD SUBLIME LE TERRITOIRE DU 34160
Réalisateur, photographe, pilote de drones et entrepreneur, Tim Jourda, alias Tim Prod, installé à Saint-Geniès-des-Mourgues. Ce jeune professionnel de l’image a réalisé la première partie de la vidéo commandée par le magazine 34160, avec pour objectif de saisir la beauté du territoire des 16 communes du code postal 34160, du lever au coucher du soleil.

Avec une caméra, un drone, et un regard affûté, Tim capte l’essence des lieux, des atmosphères et des gens. Et au-delà de ce projet local, il trace son chemin dans un univers visuel pluriel : clip musical, mariage, interview, corporate, documentaire, publicité... Rencontre.
PEUX-TU NOUS RACONTER COMMENT TU AS ABORDÉ LA CRÉATION DE LA VIDÉO DU 34160 ?
Le projet m’a tout de suite parlé. Il y avait une vraie direction artistique à imaginer : comment capter l’identité d’un territoire aussi vaste et varié en si peu de temps ? Le lever et le coucher du soleil étaient des repères forts.
J’ai voulu jouer sur les contrastes, sur les lignes des paysages, les toitures des villages, les mouvements de lumière. J’ai fait des repérages, j’ai adapté chaque vol de drone aux conditions météo et à la topographie. Ce genre de défi me stimule beaucoup.
QU’EST-CE QUI GUIDE TA CRÉATIVITÉ DANS TA JEUNE ENTREPRISE TIM PROD ?
Je suis très attaché à l’idée que chaque projet est unique. J’adapte ma technique, mon matériel et mon regard en fonction du client, de son univers, de son message. Mais ce qui revient toujours, c’est la volonté de raconter une histoire, avec sincérité. Que ce soit pour un film d’entreprise ou un mariage, j’essaie de créer une émotion juste. Je privilégie aussi les échanges simples, humains et directs, c’est ça qui me porte.
TU ES AUTANT PHOTOGRAPHE QUE VIDÉASTE, L’UN DES DEUX TE GUIDE DAVANTAGE ?
C’est une vraie complémentarité. La photo m’a formé à la composition, à l’instant décisif, à la lumière naturelle. Mais la vidéo m’offre le rythme, la narration, le mouvement. Ce que j’aime dans mon activité, c’est de pouvoir passer de l’un à l’autre selon les besoins, de mixer les deux pour enrichir une prestation. J’aime quand une image raconte plus que ce qu’elle montre.
AURAIS-TU UN CONSEIL À PROPOSER AUX JEUNES EN QUÊTE D’INFORMATIONS PRATIQUES POUR CE LANCER DANS LE MÉTIER DE L'IMAGE ?
Je leur dirais de commencer simplement, avec ce qu’ils ont. Aujourd’hui, un smartphone peut déjà permettre de développer son regard et sa créativité. L’important, c’est de pratiquer, d’oser tester, de se tromper, puis de recommencer. Ensuite, il faut être curieux, observer beaucoup de films, de photos, de styles différents, pour nourrir son propre univers.
Un autre conseil, c’est de ne pas rester seul. Échanger avec d’autres créateurs, proposer des collaborations, se confronter à des projets concrets, c’est comme ça qu’on progresse vite. Et puis, ne pas négliger l’aspect technique : apprendre à maîtriser son matériel, comprendre la lumière, le son, le montage… ça fait toute la différence.
Enfin, je pense qu’il faut garder en tête que c’est un métier de passion mais aussi d’endurance : il y a des moments de doute, des imprévus aussi — comme mon drone qui tombe du ciel en plein projet ! Mais si on reste motivé, patient et sincère, chaque étape devient une expérience qui nous rapproche de notre vision.


